Les entreprises du bâtiments "en danger de mort" à cause des délais de paiement
Devant le député Jean-Paul Charié, rapporteur de la LME et les représentants de la filière du bâtiment, les négociants rassemblés au sein de la Confédération du Négoce Bois - Matériaux ont lancé un ultime appel pour parvenir à la conclusion d’un accord sur les délais de paiement.
A l’occasion de son traditionnel déjeuner-rencontre annuel réunissant la grande majorité des acteurs de la profession et de la filière, et en présence de représentant des cabinets ministériels, la Fédération du négoce en matériaux de construction avait invité le 19 novembre le député du Loiret Jean-Paul Charié, rapporteur de la LME
Cet invité de marque au cœur de l’actualité parlementaire a largement été interpellé par des professionnels particulièrement inquiets par le dossier de la réduction des délais de paiement. Le président de la FNMC et de la CNBM, Géraud Spire, s’est fait le porte-parole de ses confrères négociants en exprimant "l’incertitude et l’angoisse que provoque aujourd’hui le contexte économique". Il a également évoqué le comportement "irrationnel de certains assureurs crédits" sur le terrain qui bouleversent les relations interentreprises en réduisant de façon drastique les possibilités de crédits clients. Le président a réexpliqué qu’il se félicitait de la loi portant sur la réduction des délais de paiement, dans son principe, mais que l’application au 1er janvier d’un paiement à 45 jours fin de mois mettait "en péril et en danger de mort" nombre d’entreprises de la filière Bâtiment dans le contexte d’activités actuel.
Rappelons que la loi a prévu une dérogation temporaire si un accord représentatif d’un secteur était signé. Les négoces matériaux et leurs fournisseurs sont engagés dans des négociations depuis plusieurs mois, sans succès jusque-là. Pour Jean-Paul Charié, l’esprit du législateur n’est évidemment pas de créer une situation d’opposition des partenaires entre eux, mais de "rétablir des équilibres et de mettre la France au même niveau que ses voisins européens". Toutefois, le député a reconnu qu’ "on ne pouvait pas appliquer la loi de la même façon selon que l’on soit dans un contexte de grande croissance à 5 % ou de récession". Les filières qui ont par nécessité des stocks longs doivent bénéficier de modalités d’adaptation.
Enfin, le rapporteur de la loi s’est engagé auprès des représentants présents de la Capeb et de la FFB à trouver des réponses pour les entreprises et artisans dont les clients ne sont pas soumis pour l’instant aux nouvelles obligations législatives. De son côté, le comité directeur de la CNBM a décidé de présenter une nouvelle proposition d’accord adressée à ses partenaires industriels. L’échéancier proposé fixe le délai à 70 jours au 1er janvier 2009. La lettre d’intention du 24 octobre signée par nombres d’organisation de l’amont et de l’aval prévoyait 75 jours. Pour Géraud Spire, ce geste constitue l’ultime proposition d’accord que fera la CNBM. Elle compte désormais sur une signature avant la fin novembre.
Source : Marie-Laure Barriera (Négoce)
A l’occasion de son traditionnel déjeuner-rencontre annuel réunissant la grande majorité des acteurs de la profession et de la filière, et en présence de représentant des cabinets ministériels, la Fédération du négoce en matériaux de construction avait invité le 19 novembre le député du Loiret Jean-Paul Charié, rapporteur de la LME
Cet invité de marque au cœur de l’actualité parlementaire a largement été interpellé par des professionnels particulièrement inquiets par le dossier de la réduction des délais de paiement. Le président de la FNMC et de la CNBM, Géraud Spire, s’est fait le porte-parole de ses confrères négociants en exprimant "l’incertitude et l’angoisse que provoque aujourd’hui le contexte économique". Il a également évoqué le comportement "irrationnel de certains assureurs crédits" sur le terrain qui bouleversent les relations interentreprises en réduisant de façon drastique les possibilités de crédits clients. Le président a réexpliqué qu’il se félicitait de la loi portant sur la réduction des délais de paiement, dans son principe, mais que l’application au 1er janvier d’un paiement à 45 jours fin de mois mettait "en péril et en danger de mort" nombre d’entreprises de la filière Bâtiment dans le contexte d’activités actuel.
Rappelons que la loi a prévu une dérogation temporaire si un accord représentatif d’un secteur était signé. Les négoces matériaux et leurs fournisseurs sont engagés dans des négociations depuis plusieurs mois, sans succès jusque-là. Pour Jean-Paul Charié, l’esprit du législateur n’est évidemment pas de créer une situation d’opposition des partenaires entre eux, mais de "rétablir des équilibres et de mettre la France au même niveau que ses voisins européens". Toutefois, le député a reconnu qu’ "on ne pouvait pas appliquer la loi de la même façon selon que l’on soit dans un contexte de grande croissance à 5 % ou de récession". Les filières qui ont par nécessité des stocks longs doivent bénéficier de modalités d’adaptation.
Enfin, le rapporteur de la loi s’est engagé auprès des représentants présents de la Capeb et de la FFB à trouver des réponses pour les entreprises et artisans dont les clients ne sont pas soumis pour l’instant aux nouvelles obligations législatives. De son côté, le comité directeur de la CNBM a décidé de présenter une nouvelle proposition d’accord adressée à ses partenaires industriels. L’échéancier proposé fixe le délai à 70 jours au 1er janvier 2009. La lettre d’intention du 24 octobre signée par nombres d’organisation de l’amont et de l’aval prévoyait 75 jours. Pour Géraud Spire, ce geste constitue l’ultime proposition d’accord que fera la CNBM. Elle compte désormais sur une signature avant la fin novembre.
Source : Marie-Laure Barriera (Négoce)

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